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historique Association Accueil Cambodgien

PRESENTATION DE L’ASSOCIATION

Depuis 1975, « accueil cambodgien » existe, l’association est née dans l’enceinte de l’ambassade de France,  le 17 avril
Le soutien aux familles réfugiées, l’aide sociale ,les visites dans les centres d’accueil,les transmissions de, nouvelles sont le lot quotidien,accueil des jeunes out particulièrement avec l’organisation de centres de vacances de plus en plus importants aux quatre coins de la France.

En 1991,le temps semble venu de regarder en arrière, d’évaluer le chemin parcouru,de chercher la bonne route pour l’avenir.
La communauté portugaise en France venait alors de proposer un vaste questionnaire à ses ressortissants ;nous avions là un bon outil pour démarrer, en  l’adaptant, une belle enquête.
Les questions sont préparées, nombreuses, trop peut-être : 427,présentées avec des lignes blanches pour répondre  directement.
3000 livrets sont dupliqués, agrafés et surtout diffusés tant parmi les jeunes cambodgiens que les laos et les hmongs souvent associés à nos actions vers les jeunes.

525 livrets nous reviendront, remplis et méritant d’être exploités.C’était un beau résultat.
Lire toutes ces réponses fut un travail important et pour cela, profitant des vacances de la Toussaint, deux années de suite avec une vingtaine de jeunes, nos animateurs en particulier, nous allons à Autrans, près de Grenoble, dans une belle installation de Village Vacances Familles,et nous y lisons ces livrets, trions, mettons en ordre ensemble ce qui se ressemble.

Au retour,on demandera à un sociologue khmer, Monsieur VandyKhaon de regarder tout cela avec un regard de professionnel.
Les réponses nous font découvrir de profondes insatisfactions, de grandes solitudes,mais aussi de grandes espérances.
A des questions pouvant être ainsi résumées : que souhaiteriez-vous que soit fait par vous, pour les jeunes khmers restés au Cambodge.
L’unanimité est saisissante : qu’ils puissent profiter comme nous d’installations et d’actions socio-culturelles, des maisons de quartier, des centres de vacances.
Nous voudrions que les jeunes khmers puissent se faire entendre et être entendus ,respectés, qu’ils aient accès à la culture et au développement,le plus vite possible.
A Autrans,nous avions demandé à un adjoint au maire de Grenoble,responsable des services de la jeunesse de venir nous parler de la politique auprès des jeunes dans une grande ville, et cela a été également un temps important dans notre travail.

En 1994, avec six jeunes parmi nos animateurs, nous partons pour trois semaines au Cambodge, profitant de la tenue des championnats sportifs scolaires et universitaires.  
Nous irons au stade olympique, des heures et des heures et nous y rencontrerons nos premiers amis, assis par exemple à la tribune officielle pour la finale à côté de Mr HUY CHHUY, le responsable des services de la jeunesse à  Kampot…
Quelques jours auparavant, nous étions invités à KompongSpeu et nous avions aussi rencontré des enseignants à Siemreap, tout comme à Phnom-Penh à côté du stade.

Kampot venait de rentrer dans notre histoire, allait faire l’objet de tous nos déplacements,de toutes les missions au Cambodge
                                    
QUAND  ON  PARLE  DE  MAISON  DES  JEUNES  ET  QU’ELLE  S E  CONSTRUIT

                              HISTORIQUE DE LA MJC DU CAMBODGE

Août 1989 :   Premiers contacts avec le Ministère de la Jeunesse, khmère, lors des jeux      
scolaires nationaux

Août 1990 :    Première rencontre avec les responsables de la jeunesse de la province de         
                  Kampot1990 à 2000 : Soutien à de petits projets d’installation de matériel sportif dans les collèges lycées de Kampot et de KompongTrach

1995 :             Ouverture à Phnom-Penh d’un centre d’activités (MJC)

1995 à 2000 : Echange de jeunes en été entre France et Cambodge  11
2000 :   La MJC sera construite à Kampot .Recherche d’un terrain, d’un   architecte, d’un  soutien financier auprès du MAE français


2002 :   Construction d’une 1° tranche.
Inauguration par l’ambassadeur de France et le  ministre khmer de l’Education.

2004:  Construction de la 2° tranche (extension pour la bibliothèque)

2006 :             Réalisation d’une cuisine, d’un lieu d’accueil  pour des fins de semaine,en    
hébergement

2008 :              Construction de la terrasse sur le toit (agrandissement)

Zone de texte: «
 


  Octobre 2009
à Décembre 2009 


2010                        décision de la construction d’un « restaurant scolaire » auquel< pourra être associé un « restaurant 
                                Solidaire » pour des groupes de visiteurs
2012 Achat d’un terrain à Kampot et construction de la maison « soun apivoath »
2013-2014          Réalisation d’un jardin potager et des expositions (botanique  et personnalités)
En 1990 :

lorsque nous sommes arrivés pour la première fois dans cette ville avec un projet, celui d’une maison des jeunes, c’était la désolation  ville a été marquée plus que d’autres  sans doute  par le séjour récent et encore actuel  des khmers rouges, la dernière libérée et  longtemps après encore leur repère qui faisait fuir bien des institutions et des ONG. Il y a peu de temps que trois touristes étrangers se sont trouvés piègés dans le train aux environs de la gare et qu’ils y sont morts
l’abandon caractérise les rues, les installations sportives, les bâtiments administratifs,les écoles,
La ville est restée de nombreuses années, sans progrès! sans restauration d’immeubles, mais triste et délabrée Lorsqu’on voulait prendre sur place un déjeuner, le service se faisait avec des motos qui partaient à la cuisine à deux ou trois kilomètres, et revenaient avec à l’arrière une fille en amazone, portant les plats.
Une natte par terre servait de table…
Kampot est à 140 kilomètres au sud de Phnom-Penh,à proximité de la  montagne
Au Bokor,le sommet le plus proche et cèlèbre ,à quelques dix kilomètres  personne ne savait trop ce qu’il restait, les ruines d’une église, disait-on, celles du casino d’avant la guerre,une route qui n’avait plus beaucoup de goudron et ne pouvant être pratiquée qu’en 4x4  que l’on pouvait prendre en un seul sens à la fois : monter le matin, descendre l’après-midi  Il n’y était point question de tourisme : Kep ne voyait personne , la plage était déserte et il n’y avait pas d’autres maisons que les ruines des années 1975 et après, dans lesquelles, en cherchant bien, on pouvait trouver les restes d’une chambre ou d’une cuisine.

J’étais déjà venu là en 1983 avec une mission du CCFD pour l’installation à Tuk Meas d’un moteur dans une usine de phospatenous avions dormi dans une grande salle  municipale,sans fenètres, ni portes sur une natte.Seuls,les moments des repas détonnaient par la qualité et la dégustation de fruits de mer,spécialité par excellence de la ville ;mais le fameux poivre de Kampot ne réapparaitra que quelques années plus tard lorsque des maraichers ayant gardé la mémoire de la culture s’en occuperont.
Pour venir jusque là,les convois escortés sont toujours de rigueur et le passage se fait selon un horaire très limité ;il n’est pas question de faire une halte en pleine nature et la  nuit est encore le temps d’ actions khmers rouges toujours retranchés :par les montagnes couvertes de forèt dense,les soldats peuvent remonter pratiquement jusqu’aux derniers sanctuaires au nord du pays, à la frontière thailandaise.

 En 1999 Pas grand-chose n’a bougé…
Le seul loisir en ville est le football au stade municipal, inondé une partie de l’année, et avec le reste d’une pelouse ayant autant d’herbe que de trous…
Lorsqu’un match est  prévu, le soir vers 17h. le public y vient très nombreux ;de modestes commerçants suivent ,proposant victuailles et boissons.
C’était  plein d’ambiance, celle de la pauvreté aussi. Il n’y avait que cela comme distraction. (Un orphelinat pour des enfants handicapés du fait de la guerre o ,avec ses mines antipersonnelles ouvre ses portes sous la responsabilité d’une mère de famille,et auissi une infirmière anglaise qui a précédemment travaillé au Kosovo ;elle connaît bien les instruments de musique khmère,est elle-même musicienne,et l’orphelinat deviendra une belle  école de musique qui subsiste encore aujourd’hui avec des batiments modestes mais fort bien entretenus ;Quand les plus grands s’en vont,d’autres enfants viennent les remplacer

Nous connaissions déjà  Mr HUY CHHUY,responsable des sports pour la ville ,l’avions rencontré à Phnom-Penh  lors des championnats sportifs universitaires ; nous savions son désir d’animer la jeunesse locale. Nous savions aussi l’existence de cet orphelinat Nous avons rencontré des responsables de la province, dont Monsieur Phu Ty Kok le proviseur du lycée Preahreathsamphy,des directeurs d’écoles à qui nous avons dit notre désir de faire quelque chose ; les demandes de leur part ne manquaient pas ; « nous n’avons aucun équipement sportif dans les cours d’école »disaient-ils ; alors nous entendons ces appels, et pendant deux ans, nous allons installer dans cinq ou six écoles : barres fixes, toboggans,  balançoires, panneaux de basket. Nous améliorerons aussi le réseau d’irrigation du stade
Le CCFD avait déjà apporté une aide pour la construction bien modeste d’un centre de maternité
Toutefois, quand l’un des directeurs de collègenous demanda un terrain de foot à la place d’une friche proche de son établissement, nous n’avons  pas été partants ; ce que nous souhaitions, c’est que la ville nous accorde un terrain et que l’on puisse y réaliser une maison de quartier. 
Cette maison, elle était voulue par les jeunes khmers de France qui à la suite d’une enquête sociologique avaient unanimement exprimé ce désir de leur part pour satisfaire un besoin de la jeunesse khmère.Nous souhaiterions que la ville nous confie un terrain et nous nous chargerions d’y construire la « maison de quartier » envisagée ; quelques propositions sont faites :ou bien,c’est trop grand,ou bien, trop petit… jusqu’au jour où
 En 2000, il semble que la bonne solution ,le bon endroit soit trouvé :une friche de 800m2 à un angle de rue en ,en face d’un lycée et d’un collège,en centre ville. Que vouloir de mieux ?

En 2002

Nous devrons encore attendre avant qu’un accord puisse être conclu, Il fallut s’expliquer :une maison de quartier, ce n’est pas fait pour amuser les enfants ; c’est un lieu qui doit permettre l’épanouissement, la prise de responsabilité par les jeunes eux-mêmes, un lieu qui suscite les initiatives et les débats, en favorisant l’utilisation de temps libres. Ce n’est pas une école ;
Notre projet est clair : permettre le développement de tout l’homme, aider à celui de tous les hommes. Contribuer à la construction d’un monde plus juste et fraternel.
Cette dimension n’est pas dans les esprits marqués par deux générations victimes des khmers rouges : on récupère le temps gâché, volé.
Viabiliser le terrain,faire des plans,ne pas ressembler à une école,dire ce que l’on veut,ce que l’on ne veut pas, le faire accepter par les autorités,trouver le bon architecte,la bonne entreprise,cela prend du temps.Kolbotr,notre responsable à Phnom-Penh et Chandararith encore étudiant avant de devenir ingénieur en hydrologie suivront fort bien la construction,se déplaçant souvent jusque Kampot pour les réunions de chantier et 2002,en présence du ministre de l’Education,de l’ambassadeur de France au Cambodge,la I° tranche de la maison est inaugurée:les activités démarrent ;les jeunes de la ville étaient plus de 600 devant les portes pour se faire inscrire,le premier jour ; le service culturel français « prètera » pendant six mois, deux animateurs de dessin
Toute cette période de préparatifs nous avait permis de repèrer les animateurs que nous pouvions souhaiter :deux jeunes garçons participaient aux activités d’associations existantes à Phnom-Penh ;ils étaient de <la ville et allaient accepter de s’installer à la campagne.Et cela a marché très bien ;l’un des deux est resté dix ans à apporter son concours,sa compétence pour des activités< en informatique et en anglais,le second est devenu le< directeur de la<MJC depuis 2012

L’AN 2004
La seconde tranche de la construction est réalisée . Cette division a été rendue nécessaire parce que le Ministère Français des Affaires Etrangères qui a accordé une subvention l’a fait sur plusieurs années
Une  structure  de maison de quartier n’existait  pas dans le pays : depuis la construction de cette belle maison,  10 ans sont passés ; 2500 jeunes un jour ou l’autre sont passés là. 
Aujourd’hui, il y a à peu près 600 entrées par semaine pour l’une ou l’autre activité ; celles-ci sont l’animation en anglais, particulièrement demandée ou en français, dispensée  assez modestement, la bibliothèque avec  un fonds de 200 livres en khmer environ, la danse traditionnelle ou moderne, les jeux de société, le soutien scolaire surtout au moment des examens, le sport avec une équipe  de foot, un atelier musique (guitare), l’ouverture à l’informatique avec plusieurs ordinateurs   et l’initiation à Internet sur trois postes.
Sur la cour, on joue au badminton ou au basket à toute heure du jour.

 E n été sont accueillis de France des groupes de compagnons scouts de France ou des éclaireurs Ces séjours sont préparés de longue date par les jeunes eux-mêmes et certains gardent un contact ;le plus souvent,cesjeunes se connaissent depuis longtemps, ont déjà fait quelque chose ensemble et ces séjours se déroulent fort bien ;ils apportent autant aux uns et aux autres, d’ici et de là-bas.
Petit à petit,  il y a des visiteurs qui passent ; ils ont entendu parler de la « mjc » et le plus souvent sont intéressés par ce qui s’y passe, ils sont étonnés et contents.


L’équipe d’animation s’est structurée, précisée depuis les débuts : un directeur y tient son rôle ;une secrétaire assure bien l’accueil et la coordination entre les activités.
En
2006,

 l’installation d’une cuisine modeste permet de recevoir des jeunes en fin de semaine par exemple,avec un hébergement sur place.

En 2008
La construction sur le toit , d’une terrasse  permettra d’y installer en permanence une table de ping pong, d’y avoir une activité du groupe de musiciens ;là les percussions seront mieux en harmonie avec le reste de la maison.

En 2009                                                                              
Une évaluation de notre présence dans un quartier de Kampot a été l’occasion d’une invitation à des directeurs d’écoles et des responsables du service jeunesse. est venu pendant deux heures 9 personnes et c’est là qu’a été demandée l’aide bien particulière à une meilleure alimentation de jeunes défavorisés, lycéens ou collégiens obligés d’abandonner leur scolarité pour aller à l’heure du déjeuner quêter la nourriture familiale, au risque de rencontrer des professeurs sur le marché.
Ainsi petit à petit, l’école buissonnière l’a emporté: pouvions nous écouter cette demande et y apporter quelque chose ?
C’est le défi que nous avons voulu relever, et après bien des hésitations, des difficultés aussi avec les autorités qui acceptaient mal d’imaginer qu’il puisse y avoir dans  les écoles de la province, des problèmes de nutrition non résolus
Alors que le gouvernement,disaient-ils, sait résoudre tous les problèmes,nous avons décidé la construction d’une extension de la maison, sur un terrain dont nous serions les propriétaires.
La question du financement se posait aussi en priorité

En 2011

Un terrain est trouvé, acheté grâce à un soutien de la fondation italienne Onesta Carpene et les amis du Père Ceyrac
Il est  alors cloturé, remblayé,viabilisé, et la construction commence

En 2012

Un « homme de confiance » veille utilement sur la structure.
Deux mères de familles assurent six jours par semaine le repas de midi pour une trentaine de jeunes défavorisés.54  55  56
Une femme de ménage, des vacataires pour les activités complètent une équipe assez unie.
Un lien permanent avec la structure un peu semblable de Phnom-Penh est établi, mais plus réduite, même si à Phnom-Penh, aujourd’hui, la principale raison d’être du lieu est l’hébergement pour sept filles de Kampot étudiantes dans la capitale.

Depuis les débuts, il n’y a pas eu de proposition d’activités nouvelles.
Plusieurs pourtant ont été envisagées, mais peu prises au sérieux par les animateurs cambodgiens : une activité cyclotourisme aurait pu être organisée, des aides étaient proposées par une fédération cycliste de France ; de même une activité de kayak avec un don de matériel indonésien ou de la voile, avec un bateau offert et géré  par un khmer sortant de l’école de voile des Glénans. Il n’y a pas eu d’intérêt pour cela ; actuellement,  l’idée d’un « théâtre d’ombre chinoise » activité particulièrement khmère est dans l’air, mais sans passion…
La nouvelle maison se construit… et s’achève
La fin de 2012 a été favorable à notre association, puisqu’une famille de France nous a offert à côté de la maison, un terrain qui pourra être un potager, mais aussi un jardin expérimental présentant les fruits, les légumes, les arbres, les épices du Cambodge avec  aussi un petit bassin pour des poissons.
Cette initiative, cette fois plait aux animateurs.

En  2013

C’est chose faite aujourd’hui, et le 1° mars  marquera une première utilisation des lieux dans un site neuf et beau.pour notre semaine de formation à l’animation  
L’accueil de plus de 30 convives six jours par semaine  comme c’est le cas actuellement, y sera installé, un peu plustard en même temps que d’autres activités 
C’est là que nous vivrons le début de la « semaine de formation à l’animation » pour 17 jeunes, manière d’y faire une inauguration avant de poursuivre  dans nos locaux existants, car ici, les ouvriers font encore bien du bruit.

En fin 2013, nous aurons donné sa configuration à ce terrain  de 1.200 m2et une clôture ;

En 2014 

Au rez de chaussée de « soun apivoath » sont exposés des panneaux faisant découvrir la botanique khmère : fruits,légumes,épices, arbres,

, l’an 2000 est loin derrière nous.

Comment évoquer notre projet de Kampot sans regarder la réalité locale d’aujourd’hui.
Kampot n’est plus Kampot : Kepde ses ruines, le Bokor accessible par une véritable autoroute est un vaste projet pharaoniqueautour d’un casino qui sera le plus grand d’Asie.

Le commerce local se reconstruit et les vitrines de magasins multiples n’ont rien à envier à celles des quartiers chics de la capitale.
Des caddys sont à la porte de « grandes surfaces » et des parents viennent acheter des yaourts.

La route vers Sihanoukville, venant de Phnom-Penh traverse en son milieu le marché de la ville, la voie ferrée est réparée et des trains ,à vitesse encore très modèrée circulent sur un ballast tout neuf…

Les équipements de toutes sortes se multiplient : 7 universités,dont une pour les métiers du tourisme et une autre pour la formation des maitres, plusieurs écoles internationales, une école polytechnique (mais quel est le niveau des études ?), un établissement dit de recyclage pour l’éducation, une mairie magnifique, une poste tout aussi élégante, un bureau du tourisme, une piscine municipale (mais ensuite celle-ci a été vendue à un organisme privé !), des quais aménagés tout au long de la rivière, des hôtels, des guesthouse, des restaurants en pagaïe, une base nautique, une école nationale de la gendarmerie, un espace pour le badminton, avec trampoline  etc…

A 5 kilomètres du centre ville, un hôpital pédiatrique tout neuf est pratiquement terminé et s’ouvre progressivement avec un financement allemand.

Des maisons de gens modestes ont la climatisation.

Cette réalité doit nous provoquer : a-t-on encore une place et de quelle manière celle-ci est-elle possible, sans paraître ridicule ou en retard d’un siècle ? Dans cette société mondialisée et le royaume de la consommation, que faire : à Kampot, comme à Phnom-Penh, comme dans le reste du monde, les petits et les pauvres sont exclus ;à la « MJC » les motos à présent y sont aussi nombreuses que les vélos ! Un regard pessimiste porté sur cette réalité serait une invitation à abdiquer, à quoi bon, proposer ce que d’autres peuvent faire ? 
Comment être en concurrence avec des ONG japonaises, coréennes ou malaises pleines de dollars ou seulement avec les projets de l’agence française de développement ou la Francophonie qui se moquent totalement de nous.
Ils penseront aussi que la pérennité du projet est improbable, vue l’ampleur des dépenses à assumer ; les salaires doivent  être augmentés ,le cout de la vie est en hausse, l’eau et l’électricité à Kampot sont plus chers qu’ailleurs.

A Kampot, il y a aussi la deuxième prison du pays par le nombre des détenus. Toutefois, nos animateurs sont-ils capables d’animer là une matinée par semaine une activité sportive, du volley ball par exemple.


Mais un autre regard n’est pas défendu. Voilà 40 ans que notre association vit et parvient à ses projets  qui parfois eux aussi ont été audacieux.

Etait-ce raisonnable d’avoir un centre de vacances avec 600 personnes pendant un mois d’été et cela pendant 25 ans.
Etait-ce raisonnable d’y proposer la voile, le cheval ou le parapente, la descente de l’Ardèche, la spéléo ou un club moto alors que  nous avions un budget incertain. 
Etait-ce raisonnable par trois fois de faire venir pour un mois des groupes de 10 jeunes en France ?

Aujourd’hui, à plusieurs reprises, des jeunes de nos centres de vacances d’hier se sont souvenus et ont voulu concrétiser leur soutien d’une manière encourageante. Ce qui est arrivé se fera encore en 2013.
L’association n’a aucun capital. Depuis 20 ans, nous avons un projet au Cambodge, devenu réalisation à Phnom-Penh, puis à Kampot.
Le CCFD, pendant de nombreuses années a soutenu notre action  et peut –être devrait-il être rejoint aujourd’hui pour renouveler ce soutien abandonné.
En 2012, l’aide de la Fondation Onesta Carpene et l’association des amis du Père Ceyrac ont permis un élan pour le démarrage de notre restaurant scolaire.
Cette aide va se renouveler en 2013, en partie (car le Père Ceyrac est décédé et la situation n’est plus la même)
En 2012, le nombre de cotisants a augmenté et dépassé les 200 : n’hésitons  pas à penser que l’on pourrait atteindre les 500 cotisants dès 2013.
Une recette  annuelle de 60.000 euros à partir de 2014, une fois payée notre nouvelle installation  est suffisante ; au Cambodge, les ressources peuvent être supérieures à ce qu’elles sont aujourd’hui.
Il n’y a pas que les dépenses qui augmentent,et aussi les salaires et les ressources d’une partie de la population ; n’est-il pas pensable de demander une cotisation annuelle de 4 ou 5 us$ à un propriétaire de moto ?
Sachons voir aussi que l’AJA à présent assure 12% de ses besoins par des ressources propres.

Oui, il faut regarder la réalité de ce qui se vit à Kampot : il y a des équipements, des propositions nombreuses, mais pour qui ? Pour ceux qui peuvent payer et dans ce cas une partie de la population est bien exclue de la mondialisation culturelle et de la consommation à outrance.
 C’est  avec ceux-là que nous avons notre place.

A l’occasion de l’embauche de deux nouveaux animateurs depuis janvier, une enquête va être faite  et proposée à de nombreux jeunes à Kampot : qui vient à la MJC ; d’où vient on et pour quoi y faire ?

La MJC  aujourd’hui a la confiance des gens simples (on l’a encore vu récemment quand des familles de 4 adolescentes ont permis que leur fille vienne  avec nous trois jours à Siemreap avec nous, c’est à dire les affreux touristes à qui l’on attribue toutes les déviances possibles !!).

Kampot parvient pour l’instant à fixer des jeunes dans diverses universités locales, parce qu’ils n’ont pas les moyens d’aller à Phnom-Penh.
Parmi eux, il y a de futurs instituteurs ; ne sont-ils pas à privilégier par rapport à d’autres étudiants quant au choix de  la clientèle de notre restaurant. Le directeur des services de la jeunesse rencontré ces jours ci nous l’a redit clairement, et demandé notre soutien

La semaine de formation a donné l’occasion de voir cette  situation, de la juger, et d’en tirer les conséquences pour une action concertée .
Cette session a été animée en khmer par un éducateur spécialisé, longtemps au service de la Fondation d’Auteuil ; elle a le parrainage de la Fédération Française des Maisons des Jeunes et de la culture,  celui de l’IFAC (organisme de formation à l’animation)et celui de l’Union Française des Centres de Vacances (UFCV).
Financièrement, elle est soutenue par une fondation de Madagascar dont la vocation est l’éducation et l’animation socio-culturelle.
Pendant une semaine qui se terminera le samedi au centre Bophana à Phnom-Penh, 17 jeunes vont échanger, partager, écouter,intervenir sur les questions  intéressant la vie socio-culturelle, la présence d’une Maison de quartier ;ils viennent aussi de plusieurs associations amies de la nôtre : krousaYoeung, Fleur de Lotus ou TukMeas,pirogue d’or.


La Confiance et l’espoir ne sont pas  seulement des valeurs du passé ; que ce soit pour aujourd’hui un bon moteur avec une énergie propre !!
La construction de l’extension de la MJC est arrivée à sa fin ; il reste à y apporter le mobilier ; déjà, des tables et des chaises sont là
Il faut maintenant l’équipement de la cuisine ;c’est en cours de réalisation et il faut prévoir pour cela environ 2000 us$...
La « cantine scolaire » qui fonctionne depuis la dernière rentrée scolaire avec une trentaine de jeunes, six jours par semaine pour le repas de midi s’installera là dans quelques jours
Plusieurs groupes ont déjà été reçus, et nos responsables voient mieux comment on va organiser le lieu, accueillir tout ce monde.
Sur le fronton est inscrit en belles lettres, le nom de la nouvelle structure : SOUN APIVOATH MJC, et en dessous : LE JARDIN DU DEVELOPPEMENT.
Les autorités locales nous ont demandé d’aider à l’accueil des enseignants venant à Kampot en fin de semainepour leur formation permanente et qui ne savent où prendre leur repas ; accueillir dans la MJC des instituteurs et des professeurs est intéressant car ce sont eux qui rencontrent les jeunes et peuvent leur proposer ce qu’apporte dans l’éducation une MJC.

 Accueillir des groupes dans le cadre d’un «  restaurant solidaire »  permettra de proposer, sur réservation, un repas avec les spécialités de Kampot (fruits de mer).

L’AN  2014…

verra l’animation culturelle du jardin du développement se mettre en place, avec en particulier, une exposition permanente avec des montages audio-visuels et des panneaux surles fleurs, les légumes, les épices, les arbres du Cambodge, projetés à la demande ;on aura sous les yeux, un jardin potager expérimental de 1200 m2, où les légumes frais pour la «cantine scolaire» voisineront avec un poivrier,un manguier ou un bananier, mais aussi une variété de légumes et fruits…
Un petit bassin avec un élevage de poissons complètera le paysage. Le jardin sera organisé après cette saison des pluies, quand on aura bien repéré comment est inondé ce nouveau terrain qui jouxte la maison.
On passera de l’un à l’autre lieu sans quitter «SounApivoath».
C’est une belle réalisation à venir et l’’équipe de la MJC est très confortée dans son enthousiasme avec ces perspectives.
Ces panneaux d’exposition botanique sont en cours  d’élaboration grâce  à Me Long Botta et Me Chhai ; il nous restera à acheter un vidéo-projecteur.Mais lza réalisation tarde à devenir réalité….
Au premier étage de la maison un autre espace pour l’animation sera aménagé ;

L’association pour l’animation de la jeunesse, avec le jardin du développement « sounapivoath » vient de prendre un nouveau tournant,d’ouvrir une voie nouvelle pour le construction d’un monde plus fraternel.



BIBLIOTHEQUE

Dès les débuts de la maison, il apparait bien qu’une bibliothèque est nécessaire.
 Souvent en France tel ou tel nous propose des livres, mais en français ou bien des livres scolaires ; lorsque ceux-ci sont par exempledes devoirs corrigés, ce sont les enseignants de Kampot qui viennent les consulteret apprécier.


Au début des années 2000, « la banque postale »  avait  organisé une campagne pour la lecture, un  village, un livre et rassemblé beaucoup d’ouvrages…mais en français ! Nous avions reçu un bon lot des livres


Ceux ci sont peu lus, et surtout regardés pour leurs images.


Il faudra attendre l’action importante du SIPAR, une organisation française déjà présente au Cambodge depuis la période des camps en Thaïlande pour avoir des traductions, et pas seulement de livres scolaires.


Quelques livres en khmer nous viennent aussi du CEDOREK ou de SamothSakouAprès avoir acheté des livres pour Phnom-Penh, on fera un achat important pour Kampot et plus récemment le SIPAR nous a fait des cadeaux, ce qui nous permet d’aider à l’ouverture de la bibliothèque du village de Beng Meas, qui depuis 2013 fait partie du paysage de la MJC de Kampot.Dans ce village, l’association « tuk meas,pirogue d’or » travaille au développement rural

Parmi les livres édités par le SIPAR, il y a « le petit prince » de Antoine de Saint Exupéry, et l’édition a été faite avec la même présentation que l’édition française bien connue ; cela va permettre lors du séjour d’un groupe de jeunes de France pendant un mois à Kampot, de monter un spectacle de théâtre d’ombres avec les jeunes de la MJC parce que le problème  de langue ne s’est pas posé ; il suffisait aux français de signaler la page, aux jeunes khmers de  faire de même, et sans se comprendre, l’échange était facile.

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